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Leeza Caron

Ce que j’ai appris dans ma classe de gestion des connaissances


Lorsque je me suis inscrite, je n’avais franchement aucune idée de ce que je pourrais bien apprendre dans un cours intitulé « Gestion des connaissances », ces termes ne me donnaient aucune piste sur ce que pourrait être la matière du cours. Évidemment, je ne pouvais pas avoir une idée claire du contenu, puisque je n’avais jamais avant aujourd’hui entendu parler de ce dont nous avons discuté en classe lors de cette session. Je peux donc affirmer que ce cours a été très enrichissant. Tout d’abord, j’ai aimé le fait que nous étions obligés d’utiliser les réseaux sociaux dans le cadre de ce cours. Je n’avais jamais vraiment publié sur Twitter auparavant et j’étais contente de pouvoir avoir la chance d’utiliser et d’échanger avec d’autres personnes pour réellement comprendre toutes ses fonctions. J’ai donc appris comment me servir d’une plateforme très populaire présentement et qui va probablement m’être utile dans le futur étant donné que je compte travailler dans le domaine de l’événementiel, où les communications se font régulièrement à travers des réseaux sociaux. De plus, je n’étais pas au courant que des plateformes telles « scoop.it » existaient. Ce fut une découverte intéressante qui m’a permis d’aller chercher des articles pertinents pour ce cours, mais aussi pour mes autres cours. Cette plateforme m’aide aussi à recenser des articles qui sont intéressants dans le cadre de ma recherche pour la rédaction de mon mémoire. J’ai effectivement trouvé plusieurs articles concernant le « stress numérique » et la « dispersion au travail » que je n’avais pas trouvé en fouillant simplement sur Internet. Par ailleurs, j’ai utilisé un peu moins le Blogue, mais j’ai trouvé bon d’apprendre qu’il y a des applications gratuites qui permettent d’en créer un. Je ne connaissais pas « WordPress » et je crois encore une fois que c’est une plateforme qui pourra m’être utile dans le futur dans le cadre d’un emploi en communication. Bref, tout au long de mes études universitaires en communication j’ai toujours trouvé étrange que nous ne parlions pas davantage des plateformes de réseaux sociaux, car ces dernières occupent bien évidemment une place importante dans les emplois en communication. Par conséquent, j’étais contente que dans ce cours nous apprenions des plateformes que je ne connaissais pas et qu’en plus nous étions encouragés à les utiliser durant l’enseignement du professeur pour nous familiariser avec celles-ci. Aussi, le fait de communiquer entre collègues de classe sur Twitter durant le cours a permis de socialiser davantage et d’apprendre à les connaitre. J’ai tisser beaucoup plus de lien avec mes collègues en une session à la maîtrise, qu’en trois ans au baccalauréat. Enfin, partager entre nous nos notes de cours sur Twitter faisait en sorte que nous n’étions pas obligés de toujours être en train de tout noter et donc nous portions plus attention à la théorie enseignée.
 

Au niveau de la matière, tout était relativement nouveau pour moi. Que ce soit au sujet des algorithmes, des big data, de la blockchain, de l’intelligence collective, ainsi que tous les autres thèmes que nous avons abordés en classe, c’était tous des sujets que je n’avais jamais appris. Pour commencer, j’ai compris que l’expression « Gestion des connaissances » signifiait le partage d’information entre les Internautes, ainsi que toutes les plateformes et les innovations permettant la gestion et le partage de toutes ces connaissances. Ensuite, j’ai appris que toutes ces données s’inscrivent dans ce qu’il est possible d’appeler les « Big Data ». Le Big Data fait alors référence à la masse importante d’information. C’est l’augmentation du volume de données, soit ce que nous appelons « data », à traiter. Ainsi, le partage d’information sur Internet permet de créer une « intelligence collective », puisqu’entre eux les individus se partagent les connaissances et créent une intelligence qui est partagée collectivement. Lévy a même parlé durant un cours, qu’un jour il serait probable que l’enseignement universitaire ne soit plus enseigné en salle de classe, mais bien à travers les différentes plateformes numériques grâce à ce partage de connaissance. Cette idée fût soulevée lorsque nous abordions le concept de la « Blockchain », un concept fort intéressant, mais qui reste assez abstrait et plutôt difficile à comprendre. Cette Blockchain consiste en une chaine de blocs, soit des conteneurs numériques sur lesquels sont stockées des informations de toutes natures, comme des transactions, des contrats, des titres de propriété et beaucoup plus encore. Par conséquent, d’après Lévy cette technologie de stockage et de transmission d’informations pourrait un jour être utilisée dans le contexte scolaire, afin de partager des connaissances de façon cryptée. Par ailleurs, ce que j’ai trouvé le plus intéressant à apprendre dans ce cours c’est tout ce qui concerne les algorithmes. J’étais au courant que les plateformes comme Facebook réussissent à savoir ce que nous regardons sur Internet et qu’ensuite ils nous proposent sur notre page Facebook des éléments en lien avec nos recherches, mais je ne connaissais pas le mécanisme derrière ce phénomène. Je comprends maintenant que ce qui rend possible ce phénomène est ce qu’il est possible d’appeler les algorithmes. J’ai aussi aimé l’exemple donné en classe sur l’image du chien qui est décomposé en petites fractions auxquelles Internet accorde un sens et c’est ce qui permet ensuite que lorsque nous faisons une recherche sur Google par rapport aux chiens que des images de cet animal apparaisse. Ainsi, nous avons appris que tout ce qui nous entoure a dû être photographié et que l’humain a dû enseigner à la technologie à faire des liens entre cette image et des images semblables, afin d’offrir plusieurs options d’images à l’Internaute qui fait une recherche. Par conséquent, nous avons appris que les technologies de l’informatique ne sont pas « intelligentes », mais tout simplement « techniques ».

 

Finalement, le cours de « Gestion des connaissances » n’était en aucun cas semblable aux autres cours que j’ai suivis durant mes études universitaires, mais c’est probablement ce qui l’a rendu si intéressant et divertissant. J’ai appris beaucoup de choses dans ce cours qui me seront utiles dans la vie de tous les jours, mais aussi lorsque je commencerai sur le marché du travail.

 

Merci et je vous souhaite un bel été.

 

Compte-rendu: Dominique Cardon – À quoi rêvent les algorithmes


         Le livre « À quoi rêvent les algorithmes: Nos vies à l’heure des big data » du sociologue français Dominique Cardon porte, comme son titre l’indique, sur l’émergence des algorithmes dans le quotidien des humains. Il tente par conséquent de comprendre comment « la révolution des calculs apportée par les big data » (Cardon, 2015, p.6) est rapidement en train de façonner les sociétés. Selon l’auteur, il serait possible de comparer un algorithme avec une recette de cuisine, ainsi celui-ci « est une série d’instructions permettant d’obtenir un résultat. À très grande vitesse, il opère un ensemble de calculs à partir de gigantesques masses de données (les « big data »). Il hiérarchise l’information, devine ce qui nous intéresse, sélectionne les biens que nous préférons et s’efforce de nous suppléer dans de nombreuses tâches » (Cardon, 2015, p.5). Ces algorithmes auraient totalement submergé la vie des humains, au point où il serait possible d’énoncer qu’ils ont totalement transformé la façon de penser et d’agir de ces derniers. L’environnement est ainsi devenu pratiquement complètement mesurable. En effet, les algorithmes permettent de chiffrer un nombre croissant de domaines, soit les finances, la culture, le savoir, le travail, la santé et bien plus. À ce jour, ces chiffres se retrouvent à travers les différentes plateformes numériques et sont comptabilisés grâce aux « listes, boutons, compteurs, recommandations, fils d’actualité, publicité personnalisée, trajets GPS, etc. » (Cardon, 2015, p.8). Ainsi, Dominique Cardon parle de « société des calculs » (2015, p.8), c’est-à-dire une société qui aurait émergé grâce à deux principales dynamiques, soit l’accélération du processus de numérisation de nos sociétés, puis le développement des procédés. La première fait référence à l’étonnant volume de données qui est numérisé chaque jour dans les serveurs. La deuxième illustre le potentiel des ordinateurs en matière de calcul mathématique, permettant ainsi de « trier, traiter, agréger et représenter les informations » (Cardon, 2015, p.9). Bref, la thèse principale de cet ouvrage est de montrer que les calculs habitent les sociétés d’aujourd’hui bien plus que certains voudraient le croire. Par conséquent, selon Cardon, ces derniers fabriqueraient notre réel, l’organiseraient et l’orienteraient. 

         Par la suite, l’auteur met de l’avant quatre familles de calculs numériques, soit quatre façons de produire de la visibilité avec les calculs. Pour s’y prendre, Cardon positionne « ces quatre familles en fonction de la place qu’occupe le calculateur par rapport au monde qu’il entend décrire » (Cardon, 2015, p.15), soit à côté, au-dessus, dans, puis au-dessous. À côté du web permet aux sites de calculer leur audience et de connaitre leur popularité, grâce aux nombres de clics des visiteurs. Cette mesure se fait de deux façons, soit l’ « user centric » et le « site-centric ». Au-dessus du web c’est l’idée que le calculateur est placé au-dessus du web dans le but d’enregistrer les actions des internautes sans porter une influence. Pour s’y faire, l’algorithme va considérer le nombre de fois qu’un site a été cité dans un autre site, ainsi « les sites les mieux classés sont ceux qui ont reçu le plus de liens hypertextes » (Cardon, 2015, p.21). À l’intérieur du web consiste à s’immiscer dans le web, afin que les internautes se mesurent eux-mêmes. Ainsi, ce calcul se fait au sein du nombre de « like », de publications commentées ou partagées, puis le nombre de fois que le nom de cet internaute est énoncé. Il est aussi possible de calculer cette réputation grâce aux « notes et avis » que les consommateurs laissent sur les différents sites, par exemple les sites de restauration et d’hôtellerie. Au-dessous du web est la technique permettant de mesurer sous le web et de façon plus discrète les actions que posent les internautes. C’est alors l’idée de personnaliser le contenu auquel l’internaute sera exposé, afin de les inciter à agir.


         Dans les chapitres suivants, Dominique Cardon montre comment les algorithmes finissent par dicter nos comportements, mais que de plus en plus la société tente de rejeter ces calculs, elle « ne se laisse plus aussi facilement mesurer » (Cardon, 2015, p.41), ainsi il y a une augmentation du nombre de calculs. La société s’acharne a contourner ces derniers, afin de ne pas être réduit à une simple catégorie. Par conséquent, l’espace public aurait favorisé l’autoreprésentation des individus. Dans le même ordre d’idée, Cardon parle d’un « système d’enchères en temps réel » (Cardon, 2015, p.42) permettant aux annonceurs de se disputer pour afficher leur publicité au nouvel internaute qui vient d’arriver sur leur page web. Par la suite, Cardon apprend au lecteur que « les corrélations n’ont pas besoin de causes » (Cardon, 2015, p.44), ainsi les calculs peuvent faire ressortir des corrélations, sans qu’il n’y ait pour autant d’explication entre ces dernières. L’auteur donne alors l’exemple de Target, qui a réussi à prédire qu’une femme était enceinte seulement avec ses comportements d’achat. Par contre, il faut spécifier que les algorithmes n’offrent aucune certitude et donc qu’il existe une marge d’erreur. Aussi, le texte illustre un monde imparfait, puisqu’il manque de données qui permettraient de le corriger. En effet, les données auraient le pouvoir d’améliorer le monde, puisque les calculs mathématiques minimiseraient les marges d’erreur. Par conséquent, Cardon dit qu’il faut « libérer les données des fichiers et des modèles qui les cadenassent » (Cardon, 2015, p.49), tout comme les individus ont été libérés des filtres des médias traditionnels grâce à Internet. Ensuite, ce livre met en évidence un argument intéressant, soit le fait que les algorithmes n’ont pas l’intelligence que certaines personnes voudraient leur attribuer. En effet, une machine ne peut pas être « intelligente » puisqu’elle n’a pas la capacité à « adapter son raisonnement à chaque situation » (Cardon, 2015, p.53). Par conséquent, les machines ne seraient pas intelligentes, mais plutôt statistiques. De plus, les algorithmes favoriseraient un comportement radical. Effectivement, lorsqu’un internaute oriente toutes ses actions (like, partage, consultation, etc.) vers une même idéologie, ce dernier verra défiler la plupart du temps des informations se rapportant à celle-ci dans son fil d’actualité. Cardon donne l’exemple de Facebook et explique que la plateforme place les individus dans une « bulle ». Par conséquent, les algorithmes pousseraient les individus à s’emprisonner dans leur comportement radical. Puis, l’auteur s’interroge à savoir si au fond les algorithmes ne seraient pas tout simplement biaisés. Il tente alors de comprendre pourquoi un site est mieux classé qu’un autre et si ce classement ne serait pas truqué. Les algorithmes favoriseraient aussi la discrimination et les inégalités, puisqu’ils ne prennent pas en considération les contextes et ils n’ont donc pas de sens moral et de tact. Par conséquent, ces derniers peuvent parfois offrir des résultats pouvant être « imparfaits, stupides ou choquants » (Cardon, 2015, p.76). Finalement, les concepteurs de big data idéalisent une société où les calculs seraient adaptés à chacun sans être biaisés par les intérêts commerciaux, soit une société où les individus choisiraient le contenu qu’ils veulent être confronté. C’est-à-dire une société qui serait libérée « de la tyrannie du centre » (Cardon, 2015, p.84). Par contre, il y aurait tout de même pour l’instant « des effets de centralité » (Cardon, 2015, p.84). Bref, les algorithmes « rêvent d’un monde où les mécanismes de production de la popularité seraient transparents et ouverts à tous » (Cardon, 2015, p.84), un monde où les meilleurs seraient valorisés, « une société dans laquelle ils donneraient aux personnes des outils pour que les affinités puissent se reconnaître et s’auto-organiser » (Cardon, 2015, p.89), puis les algorithmes rêvent d’alléger les individus de tout ce qu’il y a « de plus mécanique dans leurs activités » (Cardon, 2015, p.92), en étant le remplacement pour toutes les tâches plus complexes, ambitieuses et cognitivement plus difficiles. 


         Globalement, le livre de Dominique Cardon est très intéressant et formulé clairement dans un langage courant. L’auteur détaille l’information afin que celle-ci soit comprise facilement, puis il renforce ses arguments à l’aide de données vérifiables, soit en s’appuyant sur des ouvrages d’experts. Cardon utilise aussi quelques tableaux, plusieurs métaphores et de nombreux exemples, qui facilitent la compréhension du lecteur. 

         De plus, il met de l’avant une approche compréhensive du sujet, tout en restant à la fois critique dans ses idées. En effet, l’auteur propose « bien plus qu’une clé de lecture des outils qui envahissent notre univers. Il contribue à une réflexion plus large sur l’individu contemporain et les ambivalences de la quête de la singularité » (Cousin, 2016). À travers les habitudes des internautes et des techniques des plateformes comme Amazon, Google et Facebook, Cardon montre clairement le lien entre le rôle des algorithmes et les comportements des individus. Par exemple, lorsqu’il explique que les algorithmes de Facebook peuvent contribuer à augmenter les idéologies radicales d’une personne. D’ailleurs, les algorithmes et la manipulation des grandes plateformes numériques posent plusieurs problèmes éthiques, auxquels il aurait été intéressant que Dominique Cardon s’attarde davantage. Dans son livre, Cardon aborde le fait que ces nombreux calculs conduisent les internautes à s’enfermer dans une bulle conformiste, sans que ces derniers aillent la possibilité de donner leur consentement. Cependant, il aurait été intéressant qu’il fouille plus en profondeur d’autres types de conséquence de l’émergence des algorithmes dans les sociétés, en se rapprochant davantage par exemple aux témoignages d’Edward Snowden, soit le concept de la vie privée et du danger que cette surveillance constante peut procurer à un individu. Somme toute, Cardon permet tout de même au lecteur de prendre conscience du pouvoir du web et laisse le lecteur songeur par rapport à toute l’information et les traces qu’il laisse. L’auteur amène donc le lecteur à réaliser que lorsqu’il est connecté tous ses faits et mouvements sont surveillés et qu’il doit être plus critique et plus vigilant quant à ses comportements sur les réseaux sociaux et sur toute plateforme numérique. C’est d’ailleurs les propos que Dominique Cardon énonce dans sa conclusion accrochante. Celle-ci est illustrée d’une métaphore fort intéressante mettant en lumière une comparaison entre les GPS de voiture et les algorithmes et amenant le lecteur à comparer sa relation avec ceux-ci avec une route et un paysage. Par contre, malgré le fait que cette conclusion est bien construite et amène le lecteur à être plus critique face au pouvoir de la technologie, elle reste tout de même surprenante. En effet, cette conclusion est un peu inattendue étant donné que tout au long de l’ouvrage l’auteur semble réduire l’internaute à un être passif, montrant sous plusieurs points que ce dernier est soumis aux algorithmes. Dominique Cardon montre à quel point « les algorithmes hiérarchisent l’information, devinent ce qui nous intéresse et sélectionnent les biens que nous préférons » (Cousin, 2016) et que les algorithmes « façonnent un être qui n’a pas d’histoire et d’épaisseur sociale, par d’intériorité, pas de représentations ni de projets, qui n’appartient à une catégorie ou à un groupe et ne s’inscrit pas dans des rapports sociaux » (Cousin, 2016). Puis soudainement, à la fin du livre, le lecteur à l’impression que l’auteur voit en l’internaute un être actif capable de rejeter le pouvoir des algorithmes. Bref, Cardon aurait pu élaborer davantage afin de montrer comment les algorithmes sont « l’objet de contestation et de conflictualité » (Cousin, 2016) par « les internautes, les hackers, mais aussi par exemple les féministes » (Cousin, 2016).

         D’autre part, l’auteur réussit à illustrer les nombreuses conséquences que les algorithmes portent sur la vie des individus. En effet, Dominique Cardon arrive à faire comprendre au lecteur que les humains et les machines ne sont pas en opposition, mais qu’au contraire « humains et machines se créent mutuellement » (De Meyer, 2016). Cardon réussi très bien à saisir la dynamique entre le numérique et l’individu. Par ailleurs, dans son ouvrage l’auteur explique que « le propos de ce livre n’est pas mathématique, il est pleinement politique » (Cardon, 2015, p.14), cependant malgré le fait qu’il encourage le lecteur à rester critique face aux calculs du web, il ne porte par réellement un regard politique sur l’enjeu. La politique est mentionnée à quelques reprises, mais il n’est pas raisonnable de le qualifier comme étant un livre « pleinement politique ». Bref, une autre remarque qu’il est possible d’apporter au travail de Dominique Cardon est le fait qu’il expose plusieurs problèmes que posent les algorithmes dans les sociétés, mais il n’apporte pas pour autant des solutions. La même critique pourrait être donnée à la conclusion. En effet, l’auteur demande au lecteur d’être critique et vigilant, cependant il ne donne pas de moyen pour aider l’internaute à être plus prudent. 

          Enfin, Dominique Cardon n’offre aucune indication sur les recherches futures pouvant être menées sur le sujet. Après toutes les recherches qu’elle a menées pour rédiger ce livre concernant le rôle des algorithmes dans la vie des internautes, elle a fort possiblement eu de nouveaux questionnements sur cet enjeu. À ce moment, il aurait été intéressant de le mentionner, dans le but de montrer le chemin à un futur chercheur voulant travailler sur un sujet connexe. Cette ouverture sur une nouvelle piste permettrait d’enrichir les études sur le sujet et démontre une interrogation active, voire une soif de nouvelles connaissances de la part des chercheurs.

         Néanmoins, le livre de Dominique Cardon est une recherche importante et d’actualité. Effectivement, en plus d’être récente (elle date de 2015), elle soulève des enjeux pertinents et permet de répondre à plusieurs questions des lecteurs concernant la sécurité, les réseaux sociaux, puis la frontière entre la vie privée et la vie publique. 

Bibliographie: 
CARDON, Dominique (2015). « À quoi rêvent les algorithmes: Nos vies à l’heure des big data », Seuil et La République des Idées, Paris, 110 pages.

COUSIN, Olivier (2016). « Dominique Cardon, À quoi rêvent les algorithmes. Nos vies à l’heure des big data, Paris, Le Seuil, 2015, 108 p. », La nouvelle revue du travail, http://nrt.revues.org/2757 (page consultée le 25 février 2017). 

DE MEYER, Thibault (2016). « Dominique Cardon, À quoi rêvent les algorithmes », Les comptes rendus, https://lectures.revues.org/20554 (page consultée le 25 février 2017). 


Pour en connaître davantage sur le sujet:

http://binaire.blog.lemonde.fr/2016/12/27/tout-ce-que-vous-devriez-savoir-sur-la-reco-ou-la-reco/

https://usbeketrica.com/article/des-algorithmes-peuvent-ils-etre-ethiques

https://usbeketrica.com/article/algorithmes-la-france-se-mobilise-pour-plus-de-transparence

La curation des données à l’ère du numérique

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De nos jours, il y a une multitude de plateformes numériques (Facebook, Instagram, Twitter, Pinterest, YouTube, etc.) permettant aux individus de partager du contenu, soit des photos, des articles, de la musique, des vidéos et bien plus. Ces plateformes permettent d’archiver de l’information, tout comme le permettaient auparavant les filières à documents, mais sous une forme numérique. Les hyperliens, les « hashtags » et les nombreuses autres options de partage offrent la possibilité aux individus de partager l’information entre eux.

Ainsi, dans son article, Lévy offre une définition du mot curation et explique au lecteur le concept de la société datacentrique, soit une société caractérisée par l’émergence d’une économie de connaissance. Par conséquent, la curation de données serait tout simplement l’action de produire des connaissances et ensuite de les partager auprès de la communauté numérique.

Savoir mettre en application la curation des données semble devenir essentiel pour six  principaux domaines:

  • La conservation des héritages: la numérisation du contenu des archives, des bibliothèques, des médiathèques et des musées permettent aux individus de partout à travers le monde de consulter l’information et de partager leurs opinions et leurs connaissances sur le sujet.
  • La recherche en sciences humaines: la mise en commun des connaissances que permettent les différentes plateformes facilite la recherche d’informations pour les chercheurs en sciences humaines. Ainsi, les chercheurs entre eux peuvent communiquer plus aisément.
  • L’apprentissage collaboratif: les plateformes numériques permettent une collaboration dans l’univers de l’éducation. Les institutions scolaires doivent donc s’adapter à cette émergence du numérique et inclurent ces plateformes dans leur enseignement. La curation collaborative des données facilite aussi les échanges entre les étudiants.
  • La production et la diffusion de nouvelles: les journalistes vont puiser leur contenu de leurs nouvelles dans les différentes plateformes de réseaux sociaux, ainsi les nouvelles sont produites par différents acteurs, dont les citoyens ordinaires.
  • Le renseignement à sources ouvertes: l’espionnage ne se fait plus autant sur le terrain, mais plutôt au travers les différentes plateformes numériques, grâce à l’interception des courriels, l’analyse de données et plusieurs autres techniques employés par les « hackers ».
  • La gestion des connaissances: il est maintenant possible grâce aux médias sociaux de partager ses connaissances au sein d’une équipe de travail, soit en créant des groupes de travail, en accumulant des ressources et en partageant des données.

La curation de données permet donc un partage des connaissances, tout en favorisant la collaboration, au sein de plusieurs domaines professionnels. Les équipes doivent donc repenser leur façon de faire pour se mettre à jour avec cette émergence du numérique.

 
Référence:
Lévy, Pierre (2016). La curation collaborative des données. Pierre Levy’s Blog. https://pierrelevyblog.com/2016/03/11/la-curation-collaborative-de-donnees/ (page consultée le 14 janvier 2016)

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