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De nos jours, il y a une multitude de plateformes numériques (Facebook, Instagram, Twitter, Pinterest, YouTube, etc.) permettant aux individus de partager du contenu, soit des photos, des articles, de la musique, des vidéos et bien plus. Ces plateformes permettent d’archiver de l’information, tout comme le permettaient auparavant les filières à documents, mais sous une forme numérique. Les hyperliens, les « hashtags » et les nombreuses autres options de partage offrent la possibilité aux individus de partager l’information entre eux.

Ainsi, dans son article, Lévy offre une définition du mot curation et explique au lecteur le concept de la société datacentrique, soit une société caractérisée par l’émergence d’une économie de connaissance. Par conséquent, la curation de données serait tout simplement l’action de produire des connaissances et ensuite de les partager auprès de la communauté numérique.

Savoir mettre en application la curation des données semble devenir essentiel pour six  principaux domaines:

  • La conservation des héritages: la numérisation du contenu des archives, des bibliothèques, des médiathèques et des musées permettent aux individus de partout à travers le monde de consulter l’information et de partager leurs opinions et leurs connaissances sur le sujet.
  • La recherche en sciences humaines: la mise en commun des connaissances que permettent les différentes plateformes facilite la recherche d’informations pour les chercheurs en sciences humaines. Ainsi, les chercheurs entre eux peuvent communiquer plus aisément.
  • L’apprentissage collaboratif: les plateformes numériques permettent une collaboration dans l’univers de l’éducation. Les institutions scolaires doivent donc s’adapter à cette émergence du numérique et inclurent ces plateformes dans leur enseignement. La curation collaborative des données facilite aussi les échanges entre les étudiants.
  • La production et la diffusion de nouvelles: les journalistes vont puiser leur contenu de leurs nouvelles dans les différentes plateformes de réseaux sociaux, ainsi les nouvelles sont produites par différents acteurs, dont les citoyens ordinaires.
  • Le renseignement à sources ouvertes: l’espionnage ne se fait plus autant sur le terrain, mais plutôt au travers les différentes plateformes numériques, grâce à l’interception des courriels, l’analyse de données et plusieurs autres techniques employés par les « hackers ».
  • La gestion des connaissances: il est maintenant possible grâce aux médias sociaux de partager ses connaissances au sein d’une équipe de travail, soit en créant des groupes de travail, en accumulant des ressources et en partageant des données.

La curation de données permet donc un partage des connaissances, tout en favorisant la collaboration, au sein de plusieurs domaines professionnels. Les équipes doivent donc repenser leur façon de faire pour se mettre à jour avec cette émergence du numérique.

 
Référence:
Lévy, Pierre (2016). La curation collaborative des données. Pierre Levy’s Blog. https://pierrelevyblog.com/2016/03/11/la-curation-collaborative-de-donnees/ (page consultée le 14 janvier 2016)